Étude : Comment Google change nos habitudes de recherche

Les pages de résultats de recherche sous Google ont subi une importante métamorphose depuis les dernières années. En effet, il fut un temps où une page de recherche comprenait uniquement une dizaine de liens organiques. Maintenant en 2015, une page de résultats sous Google peut comprendre des annonces AdWords, carrousels de photos, liens d’actualité, fiches locales, sans oublier les réponses directement intégrées aux résultats.

Bien sûr, cette évolution continue du format des résultats de recherche sur Google entraîne un nouveau comportement chez les utilisateurs, dont l’attention est maintenant répartie à une plus grande variété de résultats.

À ce sujet, l’agence Mediative a récemment réalisé une étude portant le comportement du chercheur sur Google, et comment celui-ci interagit avec une page de résultats de recherches. Ce qui est intéressant est que cette étude se compare à une précédente analyse réalisée en 2005, donc une analyse de l’évolution du comportement du chercheur depuis les dix dernières années.

Aujourd’hui dans ce billet, nous analyserons ensemble les points forts de cette étude, et comment vous pouvez utiliser les trouvailles de l’analyse au bénéfice de vos stratégies SEO.

Le comportement du chercheur Google – Version 2005

Tout d’abord, un rapide retour dans le passé, soit à une étude réalisée en 2005, par l’agence Enquiro, une firme SEO qui fût par la suite acquise par Mediative.

L’étude d’Enquiro compte 30 participants, qui doivent simplement utiliser Google de façon normale, soit lancer des requêtes et cliquer le résultat de leur choix. On analyse les réflexes oculaires des chercheurs (eye tracking), et on note la répartition des clics parmi les pages de résultats de Google.

L’étude vise surtout à comprendre quelle partie de la page de résultat attire plus l’attention du chercheur, et ultimement, le clic. Voici le résultat du test « eye tracking » :

le golden triangle

Les points principaux de l’étude de 2005 :

  • Grâce aux tests eye tracking, on découvre que l’attention du chercheur est concentrée parmi les 4 premiers résultats organiques.
  • Le premier réflexe du chercheur est de consulter la balise titre, soit le lien vers la page, lisant l’information de gauche à droite.
  • Cette zone de clics a d’ailleurs été baptisée “the golden triangle” (Le triangle doré) par l’équipe ayant été réalisée l’étude. La raison d’être de cette appellation est que si votre site apparaît hors des quatre premiers résultats, AdWords et/ou SEO, vous avez très peu de chance d’obtenir le clic.
  • Le point probablement le plus intéressant de l’étude est de constater que 100% des chercheurs balayent du regard les 4 premiers résultats, et que 80% des clics auront lieu parmi l’un des 4 premiers résultats. On pense ainsi un SEO beaucoup plus technique, qui inclut une optimisation sur les facteurs on-site et off-site, où une présence au sein du top 4 est l’unique façon de survivre.

Maintenant, de retour en 2014, Mediative a réalisé une nouvelle étude, afin de comparer l’évolution du comportement du chercheur au courant des dix dernières années.

Le comportement du chercheur Google – Version 2014

Cette version 2014 de l’étude de Mediative compte cette fois 53 participants, et vise principalement à répondre à la question : est-ce que l’apparition des nombreuses couches d’informations à même les résultats de recherche change le comportement du chercheur sur Google, du moins comparativement à l’étude réalisée 10 ans plus tôt ?

Selon les résultats, il semble que la réponse soit positive. Voici ce que donne le test du « eye tracking » :

heat map 2014

Le résultat du test de eye-tracking démontre avec quelle partie de la page de résultats de recherche les internautes interagissent. Ainsi, lorsque l’on compare avec l’étude de 2004, on remarque les différences suivantes :

  • L’internaute passe plus de temps à considérer les résultats complets de la page, analysant les résultats par “blocs”, exemple les images, fiches locales, actualités, etc. La raison est simple : les résultats organiques ne sont plus nécessairement affichés en haut de page, et l’internaute doit les chercher du regard.
  • Contrairement à 2004, l’internaute balaie la page de façon verticale, et non seulement horizontale. Ce comportement est influencé en grande partie par les appareils mobiles, qui nous ont conditionnés à parcourir une page de haut en bas, et non du côté.
  • Le premier rang sur Google obtient près de 33% des clics.
  • Les annonces AdWords qui apparaissent dans la colonne de droite sont massivement ignorées par les chercheurs.
  • Le chercheur passe en moyenne 15 secondes sur une page de résultats de recherche, contrairement à 9 secondes en 2004.
  • Possiblement la conclusion la plus intéressante est le fait que les clics sont plus dispersés que jamais à travers la page de résultats de recherche. En effet, en 2004 les 4 premiers résultats (AdWords et/ou organiques) reçoivent 80% des clics. En 2014/2015, ce pourcentage diminue et passe à 74%, ce qui laisse ¼ des clics pour les résultats suivants.

Voyons maintenant comment nous pouvons appliquer ces conclusions au profit de vos campagnes.

Ce que vous devez retenir

Suivant la lecture des deux études, voici à mon avis trois points que les stratèges doivent utiliser dès maintenant au sein de leurs stratégies SEO.

#1 – Le SEO est plus complexe que jamais : J’ai déjà écrit un article sur ce même point, cependant il est important de le répéter. Le SEO n’est pas mort, mais demande une adaptation des tactiques utilisées par les stratèges. Terminé le SEO qui ne focus que sur les mots-clés et l’optimisation des balises d’un site. Pour réussir en 2015, il faut maintenant prévoir l’optimisation de toutes les plateformes qui peuvent apparaître sur une page de résultats, que ce soit les résultats photos/vidéos, ou encore l’adresse locale et la fiche Google+ de l’entreprise.

L’objectif de votre stratégie en 2015 devrait être d’occuper le maximum de visibilité sur la première page de résultats de recherche, et ainsi maximiser vos chances d’obtenir le clic.

#2 – Le SEO et AdWords vont de pair : Continuant sur le point précédent, utiliser à la fois le SEO et le AdWords peut se révéler une tactique gagnante. Même si vous obtenez déjà un premier ou deuxième rang organique pour votre mot-clé principal, le fait d’acheter ce terme via la plateforme AdWords vous donnera une visibilité supplémentaire, même si le chercheur ne sélectionne pas votre annonce.

#3 – Les rich snippets, une tactique sous-utilisée : N’hésitez surtout pas à employer les extraits de données enrichis (rich snippets) dans le but d’optimiser vos résultats organiques. En ajoutant des reviews, descriptions de produits ou même vos prochains évènements, les rich snippets attirent l’attention du chercheur, et se démarquent des résultats de vos concurrents.

En espérant que cet article vous sera utile et vous aidera à peaufiner vos stratégies SEO. Bonne optimisation !

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