Le guide de l’évaluateur Google coulé en ligne: Voici les critères de qualité de l’algorithme naturel

Un questionnement que je croise souvent sur les blogues et forums SEO concerne le fonctionnement de l’algorithme de Google, et précisément connaître quelle partie de l’algorithme fonctionne de façon automatique versus les interventions humaines pour modifier les résultats. En partie pour développer une perception de neutralité et renforcer son image de marque, Google se plait à dire que son algorithme est entièrement automatisé, et que les interventions humaines ne sont requises que pour épingler les tricheurs, soit ceux tentant d’améliorer artificiellement leur positionnement naturel. Cette semaine, un document fort intéressant et hautement confidentiel de Google a été « coulé » en ligne, et est présentement disponible aux yeux de tous. Il s’agit du guide d’évaluation des sites Internet, soit un outil de référence pour les employés de Google ayant le rôle d’évaluer manuellement la qualité des résultats de recherche. Le « search quality rater » a le mandat d’assigner une cote aux sites web évalués, une note qui décidera assurément de la survie du site au sein des résultats organiques Il s’agit d’une information ultra-importante pour les spécialistes SEO, puisque nous avons ainsi une indication claire et précise des exigences de Google. Pour plusieurs, jamais la recette n’aura été aussi explicite. Le document représente une solide lecture en soit (161 pages!), cependant voici les points que je considère important de souligner.

Comment utiliser cette information

Les points ici-bas ne sont qu’une mince partie, alors je vous recommande fortement de lire le guide au complet, certaines sections du document vous intéresseront probablement plus que d’autres. Sommes-nous prêt? On prend une grande respiration et on y va ;)

Page 6 : L’état d’esprit  des évaluateurs

Rien de fracassant, cependant il est bon de se rappeler que la mission de Google (autre que de générer des sommes ahurissantes de revenus) est de présenter des résultats de qualité à ses utilisateurs. Voilà pourquoi Google demande à ses évaluateurs de se mettre dans la peau des internautes réguliers lorsqu’un site est analysé. Ce conseil tient également pour vous : votre stratégie SEO est-elle uniquement conçue pour les robots d’indexation, ou prenez-vous en compte l’expérience de vos utilisateurs?

Page 20 – La définition d’un contenu utile selon Google

Voici comment Google définit un contenu « utile » : satisfaisant, crédible, intéressant et récent. Assurez-vous également d’ajouter des éléments de confiance à votre contenu, exemple vos logos d’association, votre équipe et employés, adresses de bureaux etc. Vous avez d’ailleurs plusieurs exemples de résultats considérés utiles à la page 21.

Page 22 – La pertinence selon Google

Surprenant de constater que la pertinence est jugée moins importante que l’utilité. Un résultat dont le contenu est bon mais sans plus, et que l’information peut être retrouvée à plusieurs endroits sur le web recevra une note « pertinente », un degré plus bas que « utile ». Nul besoin de mentionner que vous devrez faire votre possible pour que votre contenu soit jugé « utile » au lieu de « pertinent ». Page 24 – Des exemples de pages jugées de basse qualité La page 24 du document présente des exemples de pages de faible qualité, ne méritant pas de se classer sous un mot-clé. L’un des premiers facteurs pour arriver à cette conclusion concerne le niveau de connaissance de l’auteur en question, et si les idées sont clairement exprimées. Deux points : 1.)  Vous pouvez être un expert sur votre sujet, cependant assurez-vous de bien savoir l’exprimer. 2.)  À l’inverse, si vous n’êtes pas un expert, n’hésitez pas à engager un rédacteur spécialisé et expérimenté qui saura rehausser la crédibilité perçue de votre contenu. Dans tous les cas, les exemples cités à la page 24 me porte à croire que le marketing par articles est plus dangereux que jamais pour le positionnement et crédibilité d’un site.

Page 25 – Google vous donne le droit de copier du contenu

Selon Google, vous pouvez copier du contenu, seulement si celui-ci est de qualité. Belle logique ici. Probablement que le contenu copié est responsable d’une grande partie des revenus Google AdSense, donc la raison pourquoi cette pratique est non-seulement tolérée, mais encouragée.

Page 80 – La grille de qualité d’une page Web

À la page 80 du document, on présente une liste des critères requis pour évaluer la qualité d’un site web. On y parle du contenu, mais aussi du thème graphique, des informations de contact, et de la réputation du site. Je vous recommande de faire le test et voir quel pointage votre site est susceptible de récolter. Par exemple, on voit que la fraîcheur d’un site est importante, donc un facteur à considérer dans votre stratégie.

Page 84 – Comment Google voit les sites de basse qualité

1.)  Une page qui n’a pas de valeur ou de raison d’être, selon son contenu. 2.)  Une page qui vise à soutirer malicieusement de l’information. 3.)  Une page qui à première vue peut sembler pertinente, mais n’existe que pour générer des revenus publicitaires, par exemple des sites d’affiliés. J’ai plusieurs problèmes avec cette dernière affirmation. Google déclare la guerre ouverte aux sites d’affiliés, même si ceux-ci sont pertinents à une requête. Le lecteur cynique pourrait penser que Google ne cherche qu’à éliminer la concurrence de façon arbitraire, et avoir le monopole sur les revenus d’affiliés (Hello Google Shopping!).

Page 100 : La réputation d’un site, un critère essentiel

La réputation d’un site est évidemment un facteur important de l’algorithme de Google. Il s’agit d’un item au cœur même de son modèle d’affaires; le moment où Google commence à présenter des résultats trompeurs, la concurrence gagnera du terrain. La partie suivante décrit comment Google demande à ses évaluateurs d’analyser la crédibilité d’un site : Je vous recommande fortement d’essayer la procédure ici-haut pour votre site, et identifier quels sont les résultats. Si ceux-ci ne sont pas positifs, vous avez du pain sur la planche ;)

Page 131 – Les sites d’affiliés taggués spam dès le départ

Encore une fois, Google désigne les sites d’affiliés comme étant fort probablement des sites « spammy », même si le moteur de recherche capitalise sur ce propre modèle pour sa plateforme. Si vous gagnez des revenus présentement à titre d’affiliés, travaillez à renforcer vos sites. Trop drôle. Google, fabriquant du fureteur Chrome, demande à ses employés de travailler avec Firefox ;)

Conclusion

Je vous invite fortement à lire attentive chaque page du guide, dont j’ai seulement effleuré dans cet article. Les points mentionnés ici-haut sont ceux que je crois important, cependant je suis certain que vous trouverez des points pertinents supplémentaires dans le document complet. Si une seule leçon doit être retenue, c’est l’importance de répondre aux demandes des utilisateurs de Google. Dans ce cas-ci, on doit présenter une page et un contenu qui répond aux attentes, exprimées sous forme de mots-clés. Il s’agit d’un élément difficile à identifier pour les robots d’indexation, ce qui explique pourquoi Google demande à des humains d’accomplir cette tâche. Le SEO parfait présente une saine balance entre l’optimisation pour les robots d’indexation et les internautes. C’est à la fois rassurant et stimulant de constater que Google appuie lui-même cette définition. * Merci aux sites SEO Blackout et CognitiveSEO pour avoir été les premiers à repérer la fuite.

Vous avez apprécié cet article ?

Inscrivez­-vous à l’infolettre DCHQ afin de recevoir en primeur les derniers articles de ce blogue.

  • Merci pour le décryptage intéressant, cepandant la source première de sortie du document devrait peut-être être citée, non ? (seoblackout.com)

    Sinon je plussoie, le passage sur les seo est rassurante !

    • Bonjour Benjamin, merci pour le commentaire. J’ignorais que SEO Blackout était l’un des premiers à révèler la fuite. J’ai ajouté un lien dans le bas de l’article.

  • il est intéressant de lire ces quelques points décryptés ici, mais je crois qu’en effet, la lecture globale du document s’impose. Au bout d’un moment, c’est l’accumulation des petites optimisations de moindre importance qui va faire la différence en résultat naturel. J’aime bien la différence entre « pertinence » et « utilité » :)

    • Merci pour le commentaire :) En effet, je crois tout comme toi que l’accumulation des petits facteurs fait une grande différence au bout du compte. Avoir une page évaluée pertinent et utile peut faire toute la différence entre un 1er et 10e rang…

  • Cette « fuite » ne viendrait-elle pas renforcer l’impact des guidelines sur les webmasters dociles et gagné à la cause de Google ;-)

    En tous cas c’est un document important que je connais depuis quelques années, ayant endossé le rôle de Quality Rater / Internet Assessor pour le compte d’entreprises « founisseur » de Google…

    • Très intéressant :-) Je me questionne aussi si ce document est vraiment une fuite, ou une façon de nous inciter à respecter les règles. Merci du commentaire.

  • Pingback: Google : les consignes d’analyses référencements à leurs employés • Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure()

  • Un point hallucinant est le fait d’encourager l’utilisation de Firefox au lieu de Chrome …

  • GP

    Belle trouvaille! Merci d’en faire profiter.

  • Bonjour, ce sont en effet des indices intéressants mais il ne faut pas oublier que les quality raters sont à la base des internautes presque lambda, ils ne sont pas censés être au courant des problématiques SEO et par conséquent ce sont des conseils plutôt « généraux ».
    En ce qui concerne l’impact de leur reviews je pense qu’il est faible, ils doivent allumer des « signaux » (par exemple quand un site est flaggé spam par plusieurs raters), l’intérêt de ces « petites fourmis » réside surtout je pense dans les side by side qui permettent à google d’avoir de multiples points de comparaison entre les pages de résultats actuels et de nouveaux résultats (suite à un changement d’algo), cela leur permet d’ajuster en conséquence.

  • Merci pour ce document fuité via seoblackout. On apprend donc que l’affiliation c’est très mal (avant c’était juste mal) et que site affilié = au revoir.
    J’ai vraiment hâte que la concurrence s’active parce que là ca devient n’importe quoi. Google veut probablement faire passer ses propres sites et pubs avant celles des autres…. mais bon rien de nouveau ici. En gros tu seras no1 sur Google si tu as un site avec uniquement du contenu et qui ne rapporte rien. En gros un site d’association ou organisation caritative ^^ ?

  • Pingback: La veille de la semaine !()

  • Merci pour cette synthèse , il faut que aussi que je lise la totalité de ce guide.Je fait du marketing par article, et ce qui me fait halluciné c’est que les consignes de google sont à l’inverse de ce qu’ils font! en gros faites ce que dit , pas ce que fait! J’ai jamais été dérangé par un lien d’affilié dans un article. Par contre les pubs de 20 secondes sur une vidéo youtube de deux minutes, ça me gonfle sevère!
    J’ai fortement réduit le format bannière publicitaire pour privilégier le liens intext. Peut-être que google préferais que je mettre du adscence sur mes sites plutôt que des liens d’affiliation…
    Comme souligne Vincent, sans publicité sur le site , pas de revenus. Donc si pas de revenus pas de rédacteurs, donc pas de contenue, donc pas de sites..

  • Rien ne dis qu’il est totalement interdit de faire de l’affiliation, il faut juste le faire avec parcimonie, sans faire le bourrin et surtout faire un contenu propre et intelligent autour de ses liens d’affiliés.

    Après il y a toujours des façons pour cacher ses identifiants et ses liens d’affiliations…

    Sinon, merci pour l’article, ça m’a incité à vouloir lire le reste des guidelines finalement.

  • Les robots de Google transpirent donc comme tout le monde…
    Ils ont besoin de réputation, d’originalité, de fraîcheur, et comme les humains trop humains, de bons croyants et de… clients.

  • Pingback: 7 conseils de bases sur le référencement | ZenZla()

12 Shares
Share2
Tweet
Share
+110