Le guide de l’évaluateur SEO de Google, version 2014

À titre de stratège SEO, notre rôle consiste à connaître les tactiques qui réussiront à maximiser le potentiel de référencement naturel d’une page Internet. Cela implique autant de posséder les connaissances concernant les procédés éprouvés, qu’être au courant des nouvelles stratégies du moment. Généralement, cela implique également de se mettre dans les souliers de Google, et tenter de deviner quels sont les critères utilisés pour déterminer la qualité d’un site. C’est un réel jeu du chat et de la souris qui souvent peut se révéler un couteau à double tranchant : soit un réussit à se démarquer en exploitant une opportunité, ou encore on accroche un filtre mis en place qui peut entraîner une pénalité pour cause de manipulation. La bonne nouvelle est qu’il est possible de savoir quels sont les critères de qualité utilisés par les employés de Google lorsque ces derniers analysent les sites au sein de leur index. En effet, le guide de l’évaluateur 5.0, soit le mode d’emploi que Google remet à ses employés lorsque survient le temps d’évaluer un site, a récemment été l’objet d’une fuite en ligne, et il se retrouve maintenant à portée de tous. Comme nous l’avions fait avec la précédente version, nous analyserons de près le guide de l’évaluateur, afin de connaître les critères utilisés par les employés de Google lors des évaluations manuelles. Cet article reprendra donc quelques-uns des extraits que je crois très pertinents pour les lecteurs de ce blogue, en espérant que ceux-ci vous aideront à peaufiner vos stratégies SEO.

Avant de commencer

Évidemment, je ne peux garantir qu’il s’agit d’un document officiel utilisé par les employés de Google. Même si le document est daté mars 2014, impossible de savoir si le contenu est toujours utilisé ou pertinent à ce jour. Cependant, après lecture du document en entier, je crois que les informations contenues dans celui-ci sont intéressantes, et très susceptibles de pouvoir assister les stratèges SEO, surtout ceux qui désirent récolter du succès sous Google. Bonne lecture, et n’hésitez pas à commenter ici-bas.

Page 8 – Point 2.3 : Your Money or Your Life

point 1 Tout comme lors de la dernière édition, la fameuse abréviation YMYL est de retour, soit « Your money or your life ». Celle-ci désigne tous les sites qui peuvent avoir un impact sur le comportement d’une personne, sa santé médicale ou sa condition financière. Par exemple, des sites qui…
  • Permettent de faire des transactions financières en ligne, par le biais d’achats ou d’échange d’argent.
  • Contiennent de l’information quant à des produits financiers.
  • Traitent de conditions relevant de la médecine, par exemple des articles propres aux maladies, à la pharmaceutique ou à la nutrition.
  • Contiennent des conseils d’ordre légaux.
  • Sont susceptibles d’appartenir à cette catégorie, exemple l’adoption d’un enfant.
Google adresse beaucoup d’avertissements concernant ce type de site, puisque selon lui, les sites YMYL ont un grand pouvoir d’influence sur la vie de l’utilisateur. On peut donc s’attendre à ce que ses sites soient jugés sévèrement. Si vous opérez dans une niche pouvant appartenir à la catégorisation YMYL, vous vous devez d’être prudent au niveau de vos stratégies de contenu.

Page 15 – Point 2.7 : Votre réputation est importante

Point 2 Il est toujours plus facile de contrôler notre propre contenu que celui qui est publié sur d’autres sites. Dans ce point, Google met en garde les évaluateurs de ne pas croire automatiquement tout ce qu’un site raconte à l’intérieur de ses propres pages. Si une source externe et fiable contredit le contenu d’un site, il faut faire confiance à la première. De là l’importance d’assurer que les commentaires et mentions à propos de notre site soient au maximum positif.

Page 15 – Point 2.7.1 : L’importance des commentaires pour un site e-commerce

point 3 Pour un site e-commerce, une quantité appréciable de commentaires positifs est un signal indéniable de la qualité d’un site et de sa réputation, selon les critères de Google.

Page 16 – Point 2.7.4 : Les sources pour évaluer la réputation d’un site

Point 4 En continuation du point précédent, voici comment Google suggère à ses employés d’évaluer la réputation d’un site. On voit que Yelp, BBB, Amazon et bien sûr Google Product Search sont suggérés à titre de sources fiables pour analyser la réputation d’un site. Également, un signal de qualité est la présence d’une page sur Wikipédia au nom de l’entreprise/site web. On comprend pourquoi le pauvre Wikipédia est autant spammé ;-)

Page 18 – Point 3.0 : L’échelle de qualité de Google

point 5 Voici l’échelle de qualité utilisée pour juger les sites.

Page 19 – Point 4.1 : Ce qu’il faut posséder pour obtenir la plus haute note de qualité

point 6 Il est intéressant de savoir les exigences de Google pour qu’un site obtienne la plus haute cote de qualité possible, soient :
  • Un contenu principal en quantité et qualité.
  • Posséder une expertise dans son milieu, et peut être considéré comme un site autoritaire fiable vis-à-vis son sujet traité.
  • Une bonne réputation.
  • Présence de pages d’informations à propos du site, exemple page à propos, service à la clientèle et de contact, faciles à repérer et à utiliser.
  • Un design fonctionnel.
  • Un site qui est bien entretenu, et régulièrement mis à jour.
Maintenant, à vous de vous assurer que vous incluez le maximum d’éléments au sein de votre stratégie de marketing en ligne.

Page 19 – Point 4.2 : Un contenu créé pour les humains

Point 7 Les évaluateurs doivent prendre le temps de consulter votre contenu. Il est donc important que celui-ci soit fonctionnel et de qualité, à l’inverse d’un texte uniquement écrit pour les moteurs de recherche.

Page 32 – Point 6.0 : Les raisons qui expliquent une cote de basse qualité

Point 8 À l’inverse du point 4.1, voici ce qui constitue une page de basse qualité, selon Google :
  • La faible qualité du contenu principal (MC).
  • Un volume limité de contenu.
  • L’auteur de la page ne semble pas posséder une expertise sur le sujet.
  • Le site Internet possède une réputation peu enviable.
  • Le contenu secondaire (SC) distrait le visiteur, ou ne contribue pas à l’objectif principal du site.

Page 33 – Point 6.2 : Une allusion au Panda

Point 9 Dans ses directives, Google est très clair : une page avec peu de contenu principal sur un sujet méritant plus d’explications, peut se voir remettre presque automatiquement une cote de basse qualité. On voit ici une connexion directe à la mise à jour du Panda, qui s’attaque en priorité aux pages minces en contenu.

Page 42 – Point 7.3.4 : Les informations du registraire

Point 10 Ce point confirme ce que nous savions tous : Google n’hésite pas à vérifier les informations d’un registraire pour savoir si ce dernier administre plusieurs sites en ligne. Faites attention donc à ne pas abuser des liens et/ou redirections entre plusieurs sites vous appartenant, car cela pourrait être interprété comme une tentative de manipulation.

Page 43 – Point 7.4.2 : La densité des mots-clés

Point 11 Attention à la suroptimisation du contenu, Google vous a à l’oeil. Il faut donc viser pour une densité naturelle de mots-clés, sans trop pousser la note.

Page 58 – Point 9.2 : Les trois considérations prioritaires

Point 12 Dans ce document, Google prépare ses évaluateurs à la lourdeur et complexité de la tâche, voulant dire qu’il est loin d’être facile de simplement assigner une note, puisque chacune des pages du web sont différentes. Dans un cas où l’évaluateur hésite sur la cote de qualité à accorder, Google recommande trois points principaux à évaluer avant de trancher : 1- La qualité du contenu principal. 2- Le niveau d’expertise et d’autorité de la page en question. 3- Finalement, la réputation du site internet. Bref, nous avons sous les yeux les trois plus importants critères de qualité aux yeux de Google. Assurez-vous de réussir ces trois éléments et vous êtes en bonne posture pour récolter du succès.

Page 73 – Point 14.0 : La classification des résultats organiques

Point 13 Les évaluateurs sont aussi appelés à évaluer la qualité des résultats organiques pour une requête donnée. Dans ce cas, les résultats sont évalués selon l’échelle ici haut, la plus haute note étant « Vital » (Vitale), la plus basse « Off-Topic or Useless » (Hors-sujet ou inutile). Le critère examiné pour la qualité des résultats ? La pertinence de celui-ci en lien avec la requête, ainsi que la qualité de la page de destination, principalement au niveau du contenu principal.

Page 87 – Point 14.1 : La note « vitale »

note vitale Que faut-il posséder pour obtenir la note « vitale » ?
  • Une description claire et pertinente du résultat, en lien avec la requête.
  • Une association « officielle », exemple le site internet officiel d’un artiste musical ou d’une équipe sportive.
  • Une landing page de qualité, bien entretenue.
Un peu plus bas (page 90), Google note qu’il est presque impossible de recevoir une note « vitale » si la page de destination n’appartient pas le sujet. Cela indique une claire préférence, ou du moins l’importance croissante des résultats d’entités, comme des noms de personnalités connues, locations ou marques connues, par exemple celles souvent affichées dans le knowledge graph de Google.

Page 95 – Point 14.2 : La note « Utile »

la note utile Pour la plupart d’entre nous qui gérons des sites web traitant de sujets qui ne nous appartiennent pas (ce blogue sur le marketing internet, par exemple), la meilleure note que nous pouvons viser est « Utile », qui doit se traduire par :
  • Une haute qualité de contenu.
  • Un niveau de crédibilité reconnu.
  • Un contenu divertissant, voire intéressant.
  • Un contenu à jour.

Page 103 – Point 14.5 : La note « Inutile »

note inutile Le point commun pour la note « inutile » semble être le manque de pertinence en lien avec la requête, qui ne vient donc pas contribuer à l’objectif du chercheur.

Page 139 – Point 21.0 : La fraîcheur des résultats

Point 15 Pour Google, la fraîcheur des résultats est très importante. Puisqu’un bon nombre de requêtes nécessite l’information la plus à jour, par exemple pour tout ce qui touche à l’actualité, uniquement les sites dont l’information est mise à jour presque en continu devraient recevoir la plus haute cote de qualité. Si votre site web traite d’un sujet pouvant être relié à l’actualité, il peut donc s’agir d’une bonne façon de vous démarquer : écrire du contenu sans arrêt sur les dernières nouvelles ayant un lien avec votre industrie.

Page 150 – Point 24.0 : Les trois différents types de requêtes

Point 17 Google classe la forte majorité des requêtes à l’intérieur de trois catégories :
  • La requête d’information (Know – ex. évaluation Caméra Sony a3000)
  • La requête d’action (Do – ex. acheter iPhone 5s)
  • La requête de navigation (Go – Facebook.com)
L’évaluateur doit donc prendre en compte la nature de la requête, en lien avec les résultats affichés, ce qui semble plus simple qu’en réalité. En effet, si un utilisateur cherche une information sur vos produits (Know), allez-vous lui afficher une page d’action (Do) sans informations de qualité sur celui-ci? Cela signifie que vous devez non seulement choisir vos mots-clés avec soin, mais aussi vous assurer que vos pages contiennent l’information recherchée selon le stade de recherche de votre utilisateur. Dans bien des cas, il suffit de l’unique façon de réussir votre conversion, et bien sûr, être dans les bonnes grâces de l’évaluateur Google.

La console de l’évaluateur

En terminant cette analyse, voici la console de l’évaluateur, qui semble la même que lors de la dernière version. Toujours impressionnant, n’est-ce pas ? :-) Point 18

Ce qu’on en retient

À mon avis, les trois principaux points à retenir sont les suivants : la qualité du contenu principal, l’autorité perçue de la page internet, ainsi que la réputation globale du site. Si l’on réussit à maîtriser ses trois critères, notre potentiel de succès en référencement semble très prometteur. De l’autre côté, l’une des principales erreurs à éviter est le manque de pertinence entre la requête et la page de destination. Ceci n’est rien de nouveau en soi, mais un bon rappel du principal conseil de Google : assurez-vous de présenter un résultat de qualité en lien avec la requête. J’espère que cette analyse vous a plu. Je vous invite à partager vos commentaires, ainsi qu’à consulter le document au complet juste ici. Bonne analyse ;-)

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7 Comments

  1. C’est fou quand on y pense le nombre d’intervention humaine dans l’algo de Google.

    En eCommerce ya certainement des opportunités à créer du contenu informatif « know » quand la compétition essaie de positionner du contenu d’action « Do » sur ce genre de requêtes…..
    Sinon, super intéressant de voir ce que c’est un site de mauvaise qualité pour Google.

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    • Salut Nicolas, merci pour le commentaire. En effet, c’est toujours impressionnant de voir les détails de l’algorithme. Par contre, en lisant le guide, je trouvais des fois que les instruction étaient beaucoup trop précises et explicites pour des employés devant être au minimum habile avec le Web. À croire que Google embauche la main d’oeuvre la moins coûteuse possible, moins expérimentée, et leur donne la besogne de vérifier certaines requêtes.

      Bon point pour les « know » et « do », c’est clair que je réevalue les stratégies de mes boutiques en ligne sous cet angle ;-)

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  2. Merci David pour cette synthèse. Je serai curieux de connaître des requêtes qui ont été examinées par les quality raters et d’analyser les évolutions de positionnement.
    Personnellement, je constate toujours que trop de sites web se positionnent toujours dans le top 3, avec une stratégie SEO basée uniquement sur de la création de backlinks en quantité (qualifiés ou non) !

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