5 priorités SEO à suivre pour 2016

Une autre année se termine dans quelques jours, alors qu’il sera bientôt temps d’accueillir 2016.

À l’instar des années précédentes, 2015 fut une année chargée en rebondissements dans l’industrie SEO. Plusieurs dossiers ont retenu l’attention, par exemple la très médiatisée mise à jour « mobilegeddon », le passage du 3 pack local aux 7 résultats, ou encore l’incessante attente pour la prochaine mise à jour du Pingouin. Dans tous les cas, les spécialistes SEO ont eu les mains pleines à simplement tenter de suivre le rythme de changements imposé par Google.

Pour ma part, l’année 2015 fut également remplie au niveau professionnel, alors que j’ai pris la décision de retourner à mes anciens amours en redevenant consultant, après un exode de 4 ans en agence chez Absolunet. Les opportunités de mandat ne manquent pas, avec la contrepartie malheureusement que j’ai manqué de temps pour publier sur mon blogue. Mais bon, nouvelle année, on remet le compteur à zéro, et je vise un plus grand rythme de publications en 2016 pour ce blogue.

Cette pause des fêtes est également le moment parfait pour faire le bilan et prévoir les priorités pour la prochaine année. Il est important de s’arrêter, analyser dans quel sens s’en va notre industrie, et les stratégies qui auront le plus d’impact au courant des prochains mois. Comme cela, on commencera l’année du bon pied en prodiguant des conseils à la fine pointe des récents développements dans notre industrie.

Voici en ce qui me concerne 5 priorités SEO à suivre de près en début d’année 2016, dans l’optique de maximiser le succès SEO des sites que nous supervisons.

Priorité #1 – Le mobile, d’abord et avant tout

La fameuse mise à jour mobilegeddon du 21 avril 2015 a semé la pagaille dans l’industrie du Web, alors que développeurs, stratèges et gestionnaires de tout acabit ont entrepris une course contre la montre pour développer la compatibilité mobile de leur site avant la date fatidique annoncée par Google.

Cela dit, même si mobilegeddon est maintenant chose du passé, le mobile demeure à mon avis l’ultime opportunité SEO. La raison est simple : il y a maintenant plus de recherches sur mobile que sur ordinateur.

Surtout, de nombreux sites Internet, incluant certains de vos concurrents, ne sont toujours pas optimisés pour le mobile, ce qui laisse une porte grande ouverte pour saisir du marché. Ajoutez à cela la rumeur au sujet d’un possible index 100% mobile sur lequel travaille Google, et vous avez une recette très intéressante pour augmenter considérablement votre trafic organique.

Le projet AMP de Google (Accelerated Mobile Pages”) sera également intéressant à suivre en 2016. L’initiative vise à faire adopter un standard Internet sur la programmation de pages Web ultra légère, et rapide à charger sur mobile. Il y a quelques jours à peine, Google mentionnait que le moteur de recherche commencerait dès février 2016 à inclure dans son index les pages contenant le standard AMP, avec possibilité de recevoir un boost de trafic en guise de récompense.

Alors, par où commencer ? Tout d’abord, par les conseils officiels sur le SEO mobile par Google. Ensuite, passer le test de compatibilité mobile avec votre site, et analyser le comportement de vos visiteurs sur mobile avec votre outil d’analyse d’audience.

Je mentionnais dans un dernier article l’importance de suivre les faits et gestes de Google.

Alors oui, aucun doute, faites comme Google et placez le mobile en tête de liste pour les priorités 2016.

Priorité #2 – Optimiser le taux de clic et le « long click »

À titre de stratèges, nous ne sommes pas les seuls à définir des objectifs mesurables pour mesurer le succès de nos actions. Les moteurs de recherche ont aussi leurs propres mesures de performances, en particulier 2 indicateurs précis mesurant la satisfaction de leurs utilisateurs.

Le premier est le taux de clic (CTR) organique, soit les clics des utilisateurs sur les résultats. Google n’a jamais avoué que le taux de clic que reçoit un résultat organique peut influencer son classement, mais les expériences et essais que plusieurs d’entre nous avons réalisés tendent à démontrer le contraire.  

De plus, Google à soumis un brevet intitulé « Modifying search result ranking based on implicit user feedback »,  dans lequel on propose un algorithme continuellement mis à jour avec les selon le taux de clic des différents liens apparaissant dans les résultats organiques. Simplement dit, plus un site est cliqué parmi les résultats, plus son classement sera amélioré.

Le graphique suivant tiré du brevet est assez éloquent :

brevet googleL’extrait suivant résume très bien l’essence du fonctionnement basé sur le taux de clic :

“ User reactions to particular search results or search result lists may be gauged, so that results on which users often click will receive a higher ranking. The general assumption under such an approach is that searching users are often the best judge of relevance, so that if they select a particular search result, it is likely to be relevant, or at least more relevant than the presented alternatives.

User selections of search results (click data) can be tracked and transformed into a click fraction that can be used to re-rank future search results. Data can be collected on a per-query basis, and for a given query, user preferences for document results can be determined. “

Donc, plus votre résultat naturel est cliqué, plus que votre rang augmentera.

Le deuxième indicateur de performance pour les moteurs de recherche est le  long click, soit l’habilitée de conserver le visiteur organique longtemps sur la page de destination, et ultimement sur votre site.  

Pour Google, la meilleure mesure de qualité d’une page de destination est si celle-ci comble les attentes du chercheur. À l’inverse, le pire scénario pour Google est de décevoir un visiteur en lui proposant un résultat insatisfaisant, et de voir ce dernier retourner aux résultats de recherche.

Dans le même brevet que mentionné ci-haut, l’extrait suivant confirme cette volonté de mesurer le long click comme indicateur de qualité :

“For example, a short click can be considered indicative of a poor page and thus given a low weight (e.g., −0.1 per click), a medium click can be considered indicative of a potentially good page and thus given a slightly higher weight (e.g., 0.5 per click), a long click can be considered indicative of a good page and thus given a much higher weight (e.g., 1.0 per click), and a last click (where the user doesn’t return to the main page) can be considered as likely indicative of a good page and thus given a fairly high weight (e.g., 0.9). Note that the click weighting can also be adjusted based on previous click information.”

Google a clairement les capacités technologiques pour analyser la durée des clics, notamment grâce à la tonne de données comportementales cumulées à travers Chrome, Android, Google Analytics et tout autre produit Google.

Alors, quelles sont les stratégies pouvant influencer positivement le taux de clic et le long click ?

Premièrement pour le taux de clic :

  • Utiliser les extraits de données enrichies, pour bonifier l’apparence de votre résultat et prendre plus d’espace.  
  • Avoir des balises titres et description pertinente, qui répondent à l’intention du chercheur.
  • Avoir un nom de domaine connu, ou au minimum qui inspire confiance.
  • Avoir des campagnes de branding qui génère des visiteurs à chercher votre marque, et à sélectionner celle-ci dans les résultats de recherche.

Deuxièmement pour le long click:

  • Avant tout, vous assurer que la page de destination réponde aux attentes du chercheur, sans aucune équivoque.
  • Faire en sorte que la page de destination offre une expérience de qualité pour votre visiteur, en termes de contenu, incluant également la vitesse de chargement.
  • Offrir à votre visiteur la possibilité d’interagir avec le contenu, exemple de le partager, de commenter, ou encore consulter une page additionnelle.

Ces recommandations n’ont en soit rien de nouveau, et les stratèges SEO optimisant pour ces deux facteurs d’engagement ont probablement connu beaucoup de succès en 2015. Pour les autres, il n’est pas trop tard pour commencer à le faire.

Priorité #3 – Investir à fond dans le branding

“Google doesn’t want to make websites popular, they want to rank popular websites. If you don’t understand the difference, you’re in for one hell of an uphill climb. “

Ce propos de la blogueuse Rae Hoffman est la clé de cette troisième priorité, et résume très bien l’un des plus importants changements au niveau de l’algorithme de Google durant les dernières années.

Google ne cherche pas à développer la popularité d’un site. Il souhaite d’abord et avant tout prioriser les sites qui le sont déjà, soit ceux activement recherchés en ligne.  

En effet, l’algorithme de Google favorise les marques de grande importances, et les premiers résultats des recherches compétitives sont menées par les entreprises qui dépensent des budgets faramineux en publicités, hors ligne et en ligne.

Par exemple le mot-clé « cell phone » :

cell phone

La plupart des entreprises occupant cette première page ont facilement des budgets de plusieurs millions de dollars uniquement en publicité. Il y a quelques liens d’articles et d’actualités au bas de la page de résultats, mais peu d’utilisateurs se rendront jusque là.

L’objectif de la priorité #3 pour 2016 n’est pas de vous faire dépenser des millions de dollars en publicité, mais plutôt de comprendre que pour Google, la force d’un brand est un signal important au niveau de sa crédibilité.

La plupart d’entre nous ne pourront probablement jamais concurrencer contre des entreprises telles que Amazon, Walmart, eBay et autres géants du même genre. Cependant, nous pouvons travailler à renforcer les signaux qui renforcent la perception de notre branding, et nous aider à gagner des points, et possiblement des échelons, à long terme.

Ces signaux peuvent inclure :

  • Le nombre de recherches de votre marque/nom d’entreprise.
  • Le pourcentage de visiteurs qui reviennent sur votre site (Hello reciblage!)
  • Les données d’engagement, tel que mentionné au point précédent.
  • La proportion de visiteurs venant de d’autres canaux marketing que la recherche, exemple via campagnes courriel, plateformes sociales, liens partenaires…
  • Etc.

La clé est donc de devenir populaire sans l’aide de Google, en investissant dans les actions qui développeront la reconnaissance de la marque auprès des utilisateurs. Bien sûr, on pourrait dire que c’est du marketing Internet, et vous avez raison. 2016 sera simplement le meilleur temps pour intégrer le SEO aux autres activités marketing en ligne de votre entreprise.

Priorité #4 – On respire… et on optimise pour le BrainRank

L’arrivée du RankBrain a fait couler beaucoup d’encre sur le Web. Certains experts SEO ont immédiatement conclut que cette nouvelle annonçait la mort du SEO, avant même que les détails entourant le fonctionnement même du RankBrain soient connus.

Il faut dire que la plupart des médias et blogues traitant du SEO aiment souvent compliquer les choses, avec un flair pour le dramatique. Le RankBrain représente une couche d’intelligence artificielle ajoutée à l’algorithme. Les génies chez Google ont placé des robots aux commandes de l’algorithme, comment serait-ce possible de rivaliser avec eux ?

Il faut d’abord commencer par prendre une grande respiration. Oui, les stratèges SEO tels que moi-même peuvent parfois faire preuve de paranoïa, mais cela ne veut pas dire que nous devons surestimer les forces de Google.

Premièrement, il faut savoir que le RankBrain n’est pas un algorithme en soi, et vient plutôt opérer à l’intérieur de l’algorithme du Colibri (Hummingbird). Le RankBrain ne vient rien remplacer, mais plutôt vise à mieux deviner et interpréter les requêtes ambiguës et complexes, par exemple les questions n’ayant jamais été encore recherchées sur Google.  Le moteur de recherche estime à 15% le volume de nouvelles requêtes jamais vues à ce jour, et le RankBrain vise à connecter le plus rapidement possible ces nouvelles recherches avec le bon contenu.

Nous sommes donc face à un processus d’ingénierie. On sait que la base de tout processus en ingénierie est de faire mieux / plus vite / moins cher, ce qui représente parfaitement bien la situation présente. Avec le RankBrain, Google ne vise pas un changement complet du fonctionnement de son algorithme, mais plutôt d’y ajouter de la puissance.

C’est pour cette raison que je n’ai aucunement peur du RankBrain, même que je salue son arrivée. Cette intelligence artificielle aidera nos contenus à se faire repérer et indexer sur une variété de mots-clés,  bien sûr à la condition que ceux-ci soient bien optimisés.

Comment pouvons-nous optimiser nos contenus pour faciliter le travail du RankBrain ?

  • En créant des contenus qui ne répondent pas seulement aux intentions de vos utilisateurs, mais également à leurs questions.
  • En assurant que vos contenus sont accessibles, et surtout, facile à comprendre pour les robots d’indexation. Cela veut dire d’utiliser le balisage enrichis le plus souvent possible.
  • Avoir une vitesse de chargement optimale, bien sûr.

Encore une fois rien de nouveau pour les stratèges d’expérience. Au minimum, un rappel de ce que vous devez absolument faire en priorité, surtout que la recherche sera de plus en plus menée par l’intelligence artificielle.

Priorité #5 – L’importance du local

Le SEO local doit être sur cette liste, simplement grâce au fait qu’il est intrinsèquement lié à la recherche sur mobile.

Probablement un signe indéniable de son immense potentiel, l’année 2015 aura été témoin d’un Google extrêmement agressif au niveau du remaniement de la présentation des résultats locaux. Durant les derniers mois nous avons vu Google passer de 3 résultats locaux à 7, ensuite de supprimer les commentaires,  avant de prendre la décision de fermer Google+ local.

Malgré ces bouleversements, je persiste à croire qu’il faut continuer d’optimiser nos entreprises pour la recherche locale en 2016, et surtout, de continuer à suivre l’évolution de ce marché.

Pourquoi la recherche locale augmentera en importance en 2016 ?

  • Lors d’une étude réalisée en 2014,  Google annonce que 50% des internautes mobiles ayant effectué une recherche locale visiteront le commerce en question dans les 24 prochaines heures. On peut s’attendre à ce que ce pourcentage augmente en 2016, soulignant ainsi l’importance d’être présent sur les mots-clés utilisés par votre clientèle locale.
  • La croissance du marché des objets connectés, tels que la fameuse Apple Watch, qui augmente la sophistication et la précision des résultats locaux. Imaginez, auparavant nous étions satisfaits d’un résultat local dans la même ville, maintenant nous nous attendons à un résultat local prenant en compte notre localisation même, c’est à dire notre quartier, rue, ou pâté de maison.
  • Le niveau de compétition en SEO augmente chaque seconde, et les résultats organiques des mots-clés à fort trafic sont emplis d’entreprise à fort budget. Pour une entreprise d’envergure raisonnable, le SEO local demeure un canal où il est réaliste de pouvoir faire concurrence.

Au niveau de l’optimisation pour la recherche locale, cela mérite un billet en soi (peut-être à venir en début d’année), mais les deux principales bases demeurent d’optimiser convenablement sa fiche locale sur Google, et assurer la qualité et constance des profils d’entreprises sur les annuaires locaux.

En conclusion

En terminant, merci à tous les lecteurs ayant consultés ce blogue au cours de 2015, et mon intention pour 2016 demeure la même : continuer à développer vos connaissances et habiletés SEO à travers les contenus de ce site.

Bonne année et à votre succès en 2016 :-)

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